La canzone di Carlo - La chanson de Carlo

Pour ne pas t'oublier...ciao Carlo ! Carlo était un étudiant et activiste alter mondialiste italien, issu d'une famille politisée (son père est dirigeant syndical). Il fut tué le 20 juillet 2001 durant les émeutes anti-G8 de Gênes. Carlo Giuliani a été tué par balle dans une confrontation où les gendarmes italiens arrosaient depuis une jeep de gaz lacrymogène les manifestants qui leur lançaient des pierres.

Ca
rlo avait 20 ans,
Il dé
cida d'aller marcher
I
l croyait en un monde plus juste
Parmi des hommes qui savent rêver

Ce j
our-là nous étions si nombreux,
A
u moment de désobéir
U
n cri de survie,
Un monde à reconstruire

Le
chant des pacifistes
Les m
ains des travailleurs
La joie et la tendresse
L'ét
reinte entre générations

J
e me souviens de t'avoir rencontré
Avec
ton amour et ton chien,
Tu
portais en toi l'espoir
L'e
ngagement de qui veut changer

Tu savais que déjà dans les années 60
Dan
s la rue des dockers en hurlant
Av
aient défendu la résistance
Face
à ceux qui voulaient l'écraser

D
e la mer une odeur de tempête
Et
l'air que tu peux mâcher
Mai
s les coups de ces matraques
Ne p
euvent tuer les idées

La fl
eur de la rébellion
Ta
illée par les hommes en noir
Jeté
e et laissée à terre
L
e vent l'a emporté

Ma
is la fleur de la rébellion
A une graine qui s'est envolée
Et
dans une autre terre splendide
U
n jour elle refleurira.

Pane e rose (2002 - Mescal - Sony)

# Posté le vendredi 23 mai 2008 08:17

Modifié le mardi 29 juillet 2008 18:52

Pain e rose - Du pain et des roses (2ème disque)

Pain e rose - Du pain et des roses (2ème disque)
Casa del Vento arrive avec Pane e rose après un long parcours fait de notes et d'engagements.
Le titre de
l'album est apparu particulièrement significatif au groupe pour deux raisons :
· pour la
référence qu'il fait au film du même titre de Ken Loach,
· mais
aussi pour le rappel du mouvement de protestation américain qui réclamait, à la fois, le droit à la dignité (le pain) et le sacro-saint droit à la douceur (les roses).

La volonté de ne pas se plier face aux injustices du modèle de développement néo-libéral se mêle dans le disque, en effet, à l'envie de poursuivre la tendresse de ses rêves. Entre l'importance de la mémoire et l'amour de l'inter-culturalité, entre le refus de la guerre et la construction d'un autre monde, les 13 morceaux de « Pane e rose » se veulent avant tout une voix d'espoir et de dénonciation.

L
e disque est homogène et il ne se disperse pas du tout. On l'écoute d'un traite sans s'en lasser et à la fin, il montre encore des aspects pop inattendus. Le genre folk est altéré : en effet, à l'écoute du disque on peut entendre (dans les arrangements) des influences irlandaises et en même temps avoir l'impression d'être en train de danser au milieu d'un fête slave ou roumaine. Bref, Casa del vento fait une musique métisse et le fait bien.

L'album s'
ouvre sur « Genova chiama », morceau qui, après les évènements de Gênes en juillet 2001, rassemble les idées liées aux réflexions de ces jours-là. C'est un rappel des problèmes des immigrés, de la condition des travailleurs, des différentes formes de pauvreté, de la nature, dans un monde qui met en avant les raisons économiques plutôt que les personnes. Le morceau est bien joué et l'utilisation d'une guitare électrique discrète mais ponctuelle enrichit le tout.

L'
album contient deux ballades, qui chacune, justifient à elles seules l'achat du disque ! La première est « Pane e rose » : un poignant "ninnananna" qui tourne autour d'un texte précieux et d'un violon en fond. La seconde est « La canzone di Carlo » : morceau écrit pour ne pas oublier la mort de Carlo Giuliani durant le G8 de Gênes en 2001, qui au lieu de transmettre de la tristesse pousse vers l'espoir.

La fin du
disque est vraiment intéressante. « Zigani Orkestar » est un des meilleurs morceaux de l'album. La chanson est dédiée au peuple Rom et à leur esprit de liberté. Dès la première écoute le morceau reste en tête, et c'est une invitation à la danse. Le texte est un coup de poing dans la face des bien-pensants : ...Si mon peuple a perdu / Sa fierté, sa dignité / C'est à cause des murs dressés / Des portes claquées dans la face des préjugés...

La dernière
chanson « Anarchy in the U.K », adaptation très personnelle du très célèbre titre des Sex Pistols par son interprétation acoustique met en avant la face intime de l'anarchie.

En con
clusion : « Pane e rose » est un bon disque, qui à la différence de nombreux autres produits musicaux qui puisent dans le chaudron du (soi-disant) engagement social, a des choses à transmettre de façon honnête et spontanée. Musicalement, il a le mérite d'être bien joué et bien arrangé.
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# Posté le mercredi 28 mai 2008 16:58

Novecento - 1900

Le film de Bertolucci en a été l'inspirateur! Une réflexion sur les injustices sociales du siècle que nous avons depuis peu abandonné et sur la nécessité de resituer de tragiques évènements de notre histoire récente et qui subissent d'ignobles actions révisionnistes.


C
on divisioni in classi e per niente uguali
Si
aprì questo secolo peggio dei maiali
Si p
erpetrava lo sfruttamento mezzadri e contadini
Dall
a schiena stronca, dai soprusi padronali.

Ana
lfabeti senza cultura assaltati da ogni male
S
i alzò il pugno al cielo per l'ingiustizia sociale
U
n paio di guerre sporche ci fecero affondare
E
vent'anni di merda da non dimenticare.

E se
ne va tutta la verità
N
on girerà la giostra della realtà.

Nove
cento, tempo di fame e dello scoramento
Tante promesse senza movimento
Gior
ni di lotta e di combattimento.

P
iù di un temporale, tempo di nuvole bianche e scure
Portarono tensione nascevano le congiure
Timor
ati di Dio, politica e religione
S
cambiavano la malasorte con la superstizione.

Retor
ica illusione e demagogia
Sen
to tante cazzate anche dalla parte mia
C
ercate perlomeno di non dimenticare
Che
ci siamo anche noi e che vogliamo ballare.

E
se ne va tutta la verità
Non
girerà la giostra della realtà.

N
ovecento, tempo di fame e dello scoramento
Dei
tentativi senza giovamento
G
iorni di lotta e di combattimento.

E se
ne va tutta la verità
Non girerà la giostra della realtà.


Novecento (2001 - Mescal - Sony)

La traduction suivra dans peu de temps!
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# Posté le mercredi 28 mai 2008 16:11

Pioggia nera - Pluie noire

Une ballade idéalement dédiée à qui essaie et espère s'évader "loin, loin" en désaccord avec une ville qui ne sait plus l'écouter........un peu comme moi avec Beauvais!!


Loin, loin
Lontano, lontano

Je voulais partir
Volevo partire

Car ici je n'ai pas de ciel
Perché qui il mio cielo non ho

En espérant, en cherchant
Sperando, cercando

Quelque chose à dire
Qualcosa da dire

En me souvenant du peu que je sais
Ricordando quel poco che so.


Partir, partir
Partire, partire

C'est un peu comme mourir
E' un po' come morire

Tu t'abandonnes à un verre de plus
Ti abbandoni a un bicchiere di più

Et le soir est plus noir
E la sera è più nera

Et si tu essaies d'en profiter
E se provi a godere

La pluie ne tombe déjà plus
La pioggia non cade già più.


Dans les rues illuminées
E nelle strade illuminate

Je ne marcherai plus
Non camminerò più

Dans les banlieues désolées
Nelle periferie desolate

On cherche quelque chose en plus
Cercano qualcosa di più.


De la pluie noire pour toi, pluie noire pour moi
Pioggia nera per me, nera per me

Loin, si loin d'ici
Lontano, lontano da qui

De l'air frais pour moi, nouveau pour moi
Aria fresca per me, nuova per me

Loin, si loin d'ici
Lontano, lontano da qui.


Loin, si loin
Lontano, lontano

Dans la profondeur du temps
Profondo nel tempo

Je vous remercie mais je n'en suis pas
Vi ringrazio ma io non ci sto

Et je crois que le vent
E credo che il vento

A une saveur différente
Abbia un gusto diverso

Et dans peu de temps je partirai
E tra poco mi incamminerò.


De jeunes femmes qui ont déjà vieillies
Giovani donne già invecchiate

Ne sourient plus
Non sorridono più

Dans les banlieues désolées
Nelle periferie desolate

Elles cherchent quelque chose de plus
Cercano qualcosa di più.


De la pluie noire pour toi, pluie noire pour moi
Pioggia nera per me, nera per me

Loin, si loin d'ici
Lontano, lontano da qui

De l'air frais pour moi, nouveau pour moi
Aria fresca per me, nuova per me

Loin, si loin d'ici
Lontano, lontano da qui.

Novecento (2001 - Sony - Mescal)
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# Posté le lundi 26 mai 2008 09:43

Modifié le lundi 02 juin 2008 07:54

Novecento - 1900 (1er disque)

Novecento - 1900  (1er disque)
La carrière de Casa del vento est parallèle à celle des Modena City Ramblers depuis une dizaine d'années. Avec « 900 » leurs carrières se sont croisées et il apparaît en effet évident à l'écoute du disque que les deux groupes s'expriment sur un même terrain. Cisco Bellotti, chanteur des M.C.R, s'est uni à Casa del vento pour un projet qui du point de vue artistique devrait reproduire celui des M.C.R. Ainsi, avec Casa, Cisco poursuit son chemin le long des sentiers rock-folk révolutionnaire très fortement politisé qui, comme l'indique le titre, analyse le siècle qui vient de se conclure en remettant à l'ordre du jour des faits historiques, des idées, des sentiments et des valeurs qui semblent oubliés. Les références au film du même titre de Bernardo Bertolucci sont évidentes dans la chanson « Novecento » (introduite par la voix de Rigoletto qui annonce la mort de Giuseppe Verdi). Mais surtout, dans ce disque on trouve la mémoire de l'Histoire (« Notte di San Severo »), la colère (« A las barricadas » librement inspirée par une chanson anarchiste espagnole des années 30), l'antimilitarisme (« Carne da cannone »), le désir de s'enfuir (« Pioggia nera » et « Partendo da Est »), la conscience du présent (« Circus la Pauvreté »), et la déception de qui voit échouer ses propres idéaux (« Brucia la città », « Tra cielo e la terra » et « Il fiume »).
Les réf
érences musicales sont fondamentalement les mêmes que celles des M.C.R : les mélodies irlandaises, la musique traditionnelle italienne, quelques pointes de ska (« Io no ») ou de musique arabe (« Partendo da Est ») et des références à des artistes italiens comme Fabrizio de And (« Carne da cannone » et « Brucia la città »), C.S.I (« A las barricadas ») ou Bandabardò (« Circus la Pauvreté »). Le tout rendu avec une instrumentation acoustique soutenue par une rythmique basse et de batterie. Une œuvre qui parcourt des routes musicales déjà explorées mais qui offre des occasions de réflexion pour ceux qui ont encore envie de penser.
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# Posté le dimanche 25 mai 2008 12:07

Modifié le lundi 26 mai 2008 06:01