Pour comprendre l'esprit de fond du groupe toscan, il suffit de lire une de ses déclarations rapportée sur son site : « Faire de la musique...faire de la musique dans la rue, dans les centres sociaux ...faire danser les gens, donner des émotions, offrir un moment heureux et de réflexion aux autres et à nous-mêmes...participer, donner de la voix au désaccord, protester...c'est ça Casa del Vento, une musique de lutte et d'espoir, de paix et de partage. » Avec ce préambule, le contenu des 4 autres chansons ne surprennent pas. « La lunga marcia - explique Luca Lanzi – est une dédicace au mouvement alter mondialiste. Storia di Modesta Rossi que j'interprète avec Giovanna Marini, raconte l'histoire d'une partisane qui finit poignardée par les fascistes en 1944. Hotel Radjack parle de la guerre dans les Balkans. Hasta siempre, que je chante en duo avec Cisco est une version ska du célèbre hymne au Che. »
Mise à part cette incursion en Jamaïque le son est rock folk qui à côté du trio classique batterie - basse - guitare ne crache pas sur le fait d'utiliser des accordéons, trombones et violons. Les nouveautés ne manquent pas : « Dans ce disque on entend plus que dans le passé la présence de la guitare électrique et nous avons utilisé un « groove » de batterie, pour nous inhabituel. » Pour le reste, le groupe est celui de toujours. L'autre Casa del Vento ou la maison rurale sur les hauteurs d'Arezzo où le groupe se retrouvait à l'origine pour répéter, n'est plus, elle a été vendue. Le projet né entre ses murs en revanche va de l'avant. Avec cohérence.
